Département Gestion des eaux urbaines

Blue Green Fate

Devenir des contaminants organiques dans les infrastructures bleu-vert

Le projet « Blue Green Fate » vise à améliorer la compréhension du devenir des contaminants organiques (biocides, substances chimiques industrielles, lixiviats issus de l’usure des pneus) dans les infrastructures bleu-vert (IBV). Les eaux de ruissellement urbaines transportent un mélange complexe de composés organiques susceptibles de menacer la qualité des eaux souterraines et de surface. Bien que les IBV soient de plus en plus mises en œuvre pour la gestion des eaux pluviales, leur efficacité pour éliminer les contaminants organiques, en particulier les composés émergents tels que les substances dérivées des pneus, reste insuffisamment comprise. En outre, les événements météorologiques extrêmes peuvent influencer de manière significative les processus de transport et de rétention des contaminants, mais leurs effets demeurent largement incertains. Le projet étudie donc la dynamique de transport de certains contaminants organiques dans les IBV et analyse la manière dont ces dynamiques sont modifiées lors des conditions météorologiques extrêmes.

Le projet se compose de trois volets :

  1. Devenir des contaminants organiques dans des biofiltres à l’échelle pilote : Les processus influençant le devenir des contaminants organiques émergents dans les eaux pluviales sont étudiés dans des conditions contrôlées à l’aide d’expériences en colonnes à l’échelle pilote, suivies d’une modélisation des processus observés. Outre les biocides et les substances chimiques industrielles présentes dans les eaux pluviales, ce volet inclut l’étude du relargage de composés organiques issus des particules d’usure des pneus (Tire-Wear Particles, TWPs).
  2. Effets des conditions météorologiques extrêmes sur les biofiltres à l’échelle pilote : L’influence d’événements extrêmes, tels que de fortes précipitations ou des périodes prolongées de sécheresse, sur le devenir des contaminants organiques émergents (y compris les biocides, les substances industrielles et les lixiviats de TWPs) est examinée à l’aide d’expériences en colonnes à l’échelle pilote.
  3. Transférabilité à l’échelle du terrain : Un biofiltre existant est suivi et modélisé afin d’évaluer la transposabilité des résultats obtenus à l’échelle pilote vers des conditions réelles.

Les résultats du projet contribueront au développement de stratégies de gestion des eaux pluviales fondées sur des données probantes, visant à protéger les ressources en eaux souterraines et de surface, essentielles au maintien de l’intégrité des écosystèmes et à la santé humaine.